Ma patrie est la
langue française

(Albert Camus)
 
 

Arthénice


Dans un jardin du Lubéron en juillet 2005, sous le tilleul, Raymond JEAN, universitaire et écrivain, auteur de « La Lectrice » mise en images par Michel Deville, avec Miou-Miou en 1989, lui avait dit : « Je sais, tu es Arthénice, la Belle Arthénice ». Arthénice est d’abord écrivain, et comme elle le dit, elle écrit contre le vain, le niais, le superficiel et l’ignorance. Elle déclare inimaginable traverser le temps, l’espace, les dimensions humaines pour écrire l’insignifiant.

Dans écrire, il y a rire, il y a cri ! Elle nous invite dans son univers du mot, du mouvement du mot, et du chant du mot habillé de sons et de vibrations. C’est un univers de sensations, d’émotions, de sentiments, de gourmandises et de la gourmandise des mots et du son des mots. C’est un voyage au cœur de la résonance. 30 ans entre les USA, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Océanie et le Pacifique, ont sculpté son écriture, sa mémoire, sa musique, ses arcs en ciels, ses silences, ses colères et ses engagements de femme et de mère.

Arthénice
reprend à son compte ces mots d’Alfred Sauvy : "Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets". Mais aussi : « Apprenez à être bien informés, car l'histoire est un mensonge que personne ne conteste», comme l’affirmait Napoléon Bonaparte.

Arthénice se veut gardienne des mots et du sens qui font l’homme en alerte. Dans le mot « CHANSON », les mots CHAOS et CANONS. Aussi, c’est par la chanson qu’elle fait le choix de ne plus taire cette guerre des mots qui produit chaos et tirs d’artillerie verbale.

Parcours jonché d’affronts, d’obstacles, d’adversités, d’épreuves, d’absurdes. Et trop souvent, elle s’est retrouvée sur le bas-côté de la route, à regarder passer la vie des autres, alors que ces mêmes autres voulaient la plier à leurs seules volontés ou leurs seuls modes de pensée. Et ré-écrire l’Histoire sans cesse. Parcours des émotions extrêmes et des voyages.

Elle se définit comme une  Sentinelle, une Vigie.  Regarder la terre d’en bas, d’en haut, et ne plus se taire. Etre vigie, c’est donner à réfléchir, c’est déranger les pensées. C’est relier; Relier les mots, les hommes, les événements, les histoires. Créer du lien, alors que l’on nous fait croire que communiquer remplace le lien. Ce dont l’Homme a fondamentalement besoin, c’est du lien. Et cette outrance de la communication vide, avide de créer la confusion et le trouble. Et être confus, troublés.

Alors que le langage chaque jour est plus dégradé, rongé, affaibli. Langage dégradé = lien détérioré. Langage saboté = hommes isolés, hommes écartelés, hommes violents. Violents car fragilisés, ébranlés. Etre vigie du bien parlé, des mots, du langage, quand d’autres sont assoupis. Quand les endormis ne réalisent pas que lorsque les hommes de pouvoir veulent changer les choses qui leur déplaisent, ils changent le sens des mots, et le cours de la vie.
Ils changent les hommes et le lien entre eux. Ils changent l’histoire pour se rendre libres de la mémoire et de toute responsabilité pour l’avenir.

 


 

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BIG BANG VERBAL - Le projet musical 2011
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